#1 Janvier 2016 – Homo / Numerus

Bonjour à tous, et merci de nous rejoindre pour ce premier numéro de La Culbute ! Pour commencer, un rapide rappel du concept : chaque mois, nous vous présenterons une exposition nous ayant interpellées (de façon positive ou négative), et approfondirons les thèmes et les pistes de réflexion qu’elle propose. Pour ce faire, nous explorerons des champs divers et variés, de l’exposition à la série TV, en passant par le jeu vidéo, l’art, la littérature, le cinéma… L’objectif étant de ralentir le rythme, et de se concentrer sur une problématique précise. Nous espérons bien sûr recevoir vos idées et remarques qui pourraient contribuer à étoffer cette réflexion !

Et maintenant, place au premier thème… (roulement de tambour)

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En ce mois de janvier 2016, nous nous sommes penchées sur l’exposition Des corps schématiques, présentée au centre Pompidou (Paris) par Julien Prévieux, lauréat du prix Marcel Duchamp 2014. À travers les œuvres qu’il présente, il nous invite à explorer notre rapport aux chiffres. A priori, rien ne semble plus objectif et neutre qu’une donnée. La statistique tend à faire argument d’autorité, preuve irréfutable d’une réalité transcrite en nombres. Et pourtant, elle peut être sortie de son contexte, manipulée, biaisée. Par qui, et au service de quel objectif ? Les œuvres de Julien Prévieux détournent des instruments de mesure de leur usage premier, pour interroger l’utilisation qui en est faite. Qu’arrive-t-il lorsque l’humain n’est plus qu’un chiffre dans une suite de statistiques ? Quand on surveille ses mouvements, optimise ses performances, quantifie ses comportements ? Dystopie futuriste, ou réalité qui nous dépasse déjà ?

Nous avons choisi d’approfondir plusieurs thèmes évoqués, non sans humour, par Julien Prévieux. La technologie est bien sûr l’un des angles évidents sous lesquels aborder cet Homo Numerus. Ses progrès plus que rapides et son omniprésence tendent à modifier les comportements, les rapports entre humain et machine, mais aussi entre humain et humain. Le monde du travail suscite également la réflexion : le travailleur y est parfois traité à la manière d’une machine, dont on chronomètre le moindre geste pour améliorer sa rentabilité. Cette surveillance ne se limite pas qu’à l’entreprise ; c’est aussi dans les rues, les commerces, sur Internet que nos habitudes sont fichées pour faire de nous des objets d’étude. Mais ces différentes statistiques peuvent aussi être le point de départ d’une protestation, d’une lutte, sous des formes politiques ou artistiques. Pour l’Homo Numerus noyé dans une suite de données, tout espoir ne serait pas encore perdu…

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